• Numéro 10

    Canada-Québec-Caraïbe. Connexions transaméricaines

 

« Le terme de « fosses communes » englobe des lieux très hétérogènes »

 

Entretien avec Dorothée Delacroix(1)

delacroix

 

Docteure en anthropologie sociale et historique (Université Toulouse II – Jean Jaurès)

ATER à l’Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense

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Le terme de "fosses communes" englobe des lieux très hétérogènes

 

Entretien réalisé par Bruno Hervé, membre du comité de rédaction.

 

Bruno Hervé : Dorothée, tu travailles sur les mémoires du conflit armé au Pérou, peux-tu me parler des différents axes de tes recherches ?

Dorothée Delacroix : J’ai commencé à m’intéresser aux usages sociaux et politiques des monuments aux morts aussi bien à Lima que dans les Andes centrales du pays qui ont été l’épicentre de la guerre. Cet objet de recherche permet d’analyser la concurrence et la hiérarchisation des victimes dans le Pérou d’après-guerre et la façon dont se construit, en creux, la figure de « terroriste ». Pour comprendre les relations des communautés paysannes andines à l’État et aux ONG (en particulier de défense des droits de l’Homme), un aspect de mon travail touche aussi à l’anthropologie des relations interethniques. Dans cette optique, je me suis penchée sur les rapports historiques entre les paysans et les grands propriétaires terriens ou encore sur l’histoire des relations intercommunautaires et leur évolution avec le conflit armé. Enfin, un dernier axe de mes recherches rejoint l’anthropologie du corps et du religieux. Je m’interroge par exemple sur l’incorporation de la violence chez les rescapés, notamment chez les paysans andins qui ont été incarcérés, et sur les rôles sociaux des récits oniriques et des apparitions d’âmes. Car aujourd’hui, il est fréquent dans les Andes que les gens mobilisent la figure de l’âme en peine qui incarne de façon emblématique la malemort qui s’est multipliée de façon vertigineuse pendant le conflit armé. De même, il existe un cadre d’interprétation partagé des rêves dans les campagnes andines, comme le montre le travail d’Arianna Cecconi, et celui-ci constitue une véritable modalité alternative de construction d’un discours sur le passé. S’intéresser aux contextes sociaux et culturels qui influencent ce type de récits permet d’analyser la manière dont se forgent des mémoires locales de la guerre de façon complémentaire voire contradictoire avec la mémoire officielle.

Bruno Hervé : Pourquoi le Pérou ? Comment en es-tu venue à travailler sur ces thèmes ?

Dorothée Delacroix : Mon premier voyage au Pérou remonte à 2005. J’étais alors étudiante en école de journalisme et je souhaitais réaliser un reportage sur le travail infantile dans les banlieues de Lima(2). La fin du conflit armé était toute proche et les conclusions de la Commission de Vérité et Réconciliation faisaient l’objet d’un travail de diffusion à travers le pays depuis deux ans. Cette réalité sociale m’a beaucoup questionnée et au retour d’un échange universitaire d’un an au Mexique, j’ai abandonné le journalisme et je me suis inscrite en licence d’anthropologie. Je cherchais à me former à des méthodes et à acquérir des outils permettant d’accéder à une analyse fine, historique et critique du monde social tout en m’ouvrant à d’autres aires géographiques. A l’Université de Toulouse, ma rencontre avec Valérie Robin Azevedo a été déterminante dans mon choix de finalement renouer avec le Pérou.

Bruno Hervé : Peux-tu me dire ce que tu fais actuellement ? Où tu en es de tes recherches ? Quelles sont tes perspectives ?

Dorothée Delacroix : Aujourd’hui je suis ATER au département d’anthropologie de l’université de Paris Ouest et en parallèle de mes activités d’enseignement je m’intéresse aux impacts sociaux, symboliques et politiques des exhumations des fosses communes au Pérou et en Espagne. En décembre 2015 j’ai par exemple participé à une campagne d’exhumation de victimes de la répression franquiste en Navarre. Et je retournerai au Pérou en juillet 2016 pour analyser les conséquences d’une exhumation de six personnes qui a eu lieu en avril 2015 dans un des villages andins où j’ai mené mon enquête ethnographique dans le cadre de ma thèse. En août, je collaborerai ensuite avec les membres du « Groupe d’études ethnographiques sur la violence en Amérique latine » à Buenos Aires. De manière générale, mes recherches ont pour objectif de contribuer à l’analyse des circulations mémorielles transatlantiques dans un contexte où, depuis le début des années 2000, on assiste à un essor simultané des campagnes d’exhumations dans la péninsule ibérique comme au Pérou, mais aussi au Guatemala, en Argentine et en Uruguay.

Bruno Hervé : D’ailleurs, dans quelles mesures ce conflit armé péruvien s'inscrit dans un cadre politique plus large ? Quelles sont les analogies avec les autres pays d’Amérique latine, par exemple ?

Dorothée Delacroix : Le conflit armé interne péruvien diverge, par sa nature et par sa forme, des épisodes de violences politiques qu’ont connu d’autres pays latino-américains. Le Pérou amorçait sa transition démocratique lorsque le bras armé du Parti Communiste Péruvien, le Sentier Lumineux, a initié ses actions en 1980. Le contexte n’était donc pas dictatorial, comme c’était le cas en Argentine, au Chili ou encore au Brésil. Par ailleurs, la population la plus affectée par le conflit a été la paysannerie andine, pas les classes moyennes et intellectuelles de gauche comme ailleurs dans le Cône Sud. En ce sens, le cas du Pérou est particulier. Enfin, aujourd’hui les anciens membres ou sympathisants des guérillas des années 80 sont absolument exclus du jeu traditionnel des partis politiques. C’est une autre différence à l’échelle régionale. L’État péruvien a été le vainqueur de la subversion et le récit national qu’il construit repose sur une mémoire salvatrice au sujet du rôle des forces armées et sur la diabolisation de la figure de « terroriste » sur lequel porterait l’entière responsabilité du conflit armé. Dans le discours étatique, la cause du décès de milliers de Péruviens se voit ainsi reléguée, au mieux, au rang des dommages collatéraux, au pire, à un impératif de pacification du pays impliquant d’abattre les individus accusés, de manière souvent indiscriminée, de collusion avec la guérilla maoïste(3).

Bruno Hervé : Le conflit armé s’est terminé il y a déjà plus d’une décennie. Peux-tu nous rappeler quel a été l’acte final ou les facteurs qui ont joué dans la fin du conflit ?

Dorothée Delacroix : Les milices paysannes, appelées « comité d’autodéfense » ont joué un rôle clé dans l’affaiblissement du Sentier Lumineux. D’abord mises en place par l’armée à partir de 1983 pour contrer les bases d’appui du Sentier Lumineux, elles se sont ensuite largement développées dans la région andine au point que la notion de guerre civile commence véritablement à faire sens. En parallèle, l’instauration de l’état d’urgence sous Alan García a impliqué la suspension des droits constitutionnels et laissait une porte entr’ouverte aux exécutions extrajudiciaires. L’autoritarisme du gouvernement s’est alors accru sous la présidence d’Alberto Fujimori (1990-2000). Un coup fatal a été porté à la guérilla maoïste avec l’arrestation de son chef de file, Abimael Guzmán, en 1992 et la signature des Accords de Paix en 1993. Perçu comme le « pacificateur » du Pérou, sans que ne soient évoqués les escadrons de la mort qui étaient à sa botte, Fujimori est réélu en 1995 puis en 2000. Seulement des accusations de fraudes électorales et des scandales de corruption eurent raison de sa démission, par fax, depuis le Japon, quelques mois après sa réélection. Cette démission a constitué une brèche pour les mouvements qui œuvrent en faveur des droits de l’Homme, et a permis la création de la Commission de la Vérité et Réconciliation durant le gouvernement provisoire de Valentin Paniagua.

Bruno Hervé : C’est une remarque très personnelle, mais je considère que le Pérou est un pays particulièrement violent : une violence sociale en partie due aux résidus encore bien ancrés de l’Histoire coloniale et des catégorisations « socio-raciales », puisqu’on s’exprime souvent encore en termes de « races » au Pérou. Est-ce que tu perçois aussi cette supposée violence sociétale à partir de ton expérience ? 

Dorothée Delacroix : Les populations andines et amazoniennes ont été l’objet d’historiques discriminations, c’est indéniable, et effectivement celles-ci se perpétuent aujourd’hui sous de multiples formes. J’en donnerai un seul exemple. Il tient à l’application paradoxale des politiques de réparation envers les victimes de la guerre. Parmi les recommandations qu’a fait la Commission de la Vérité et Réconciliation à l’État péruvien on trouve l’impératif de « rendre leur dignité aux morts » en ouvrant les fosses communes, en tentant d’identifier les victimes qui s’y trouvent et en leur offrant une sépulture « digne » à travers le ré-enterrement symbolique des restes humains. Or, aujourd’hui, force est de constater la violence symbolique parfois inhérente à ce processus d’exhumation à travers l’attitude méprisante de certains représentants de l’État à l’égard des populations andines. On assiste parfois, au final, à la reproduction d’un schéma de discriminations alors que l’objectif initial était de reconnaitre officiellement les victimes et de dédommager symboliquement leurs proches. Parfois aussi, il ne s’agit pas même d’une recherche des disparus mais d’exhumations forcées. Par exemple, dans les communautés où je travaille, six corps ont été exhumés en avril 2015 par l'institut médico-légal du Ministère Public. Or il s'agissait de personnes reposant dans le cimetière du village, la plupart dans des caveaux familiaux, tous identifiés nommément par une pierre tombale ou une croix sur lesquelles étaient gravés leurs noms. Ces morts étaient entourés de tous les rites funéraires habituels et ils ne faisaient en aucun cas figure de disparus aux yeux de leurs proches. Au contraire, l'exhumation a engendré une véritable offense pour les familles de victimes puisqu'elle a été présentée par les acteurs institutionnels dépêchés sur place comme une « vérification de leur statut de victime » afin de s'assurer qu'elles ne soient pas « en train de recevoir injustement des réparations économiques ». Cette situation s'explique par le fait que l’État cherche à montrer, chiffres à l'appui, que le processus d'exhumation avance. Or dans un contexte où celui-ci peine en réalité à être mis en place (à ce rythme il faudrait 30 ans pour venir à bout de toutes les fosses communes au Pérou), il se trouve qu'il est plus aisé, pour l’État, d'exhumer des morts de la guerre déjà bien identifiés et reposant dans les cimetières des villages andins, que d'entreprendre une réelle recherche des disparus. On se retrouve donc dans une situation absurde, et désastreuse à un niveau psycho-émotionnel pour les familles de victimes, où l'on exhume les restes de ceux qui ont déjà été enterrés par les leurs, alors que les fosses communes, pourtant bien présentes aux abords de ces villages, restent closes soit parce qu'elles sont liées à la part d'ombre de la mémoire locale, soit parce que les familles ont peur de dénoncer les exactions de l'armée et de voir ainsi remis en cause « l'innocence » de leurs morts puisque, selon un sens commun répandu, une victime de l'armée est potentiellement un terroriste.

Bruno Hervé : Tu m’as dit que tu envisageais d’explorer le terrain espagnol. Qu’est ce qui rapproche tes expériences sur ces deux terrains ? 

Dorothée Delacroix : En décembre 2015, je te disais avoir suivi une campagne d’exhumation en Navarre et actuellement j’assiste aux préparatifs de l’inauguration d’un monument en hommage aux victimes sur ce même lieu de fouille. Plusieurs points communs méritent en effet d’être questionnés sans perdre de vue leur contexte respectif et leurs particularités locales et nationales. D’abord, les silences et les rumeurs qui ont entouré ces lieux d’enterrement clandestins (pendant huit décennies en Espagne et deux à trois décennies au Pérou), sont bouleversés par la recherche des corps qui se déroule de manière concomitante et qui aboutit, lorsque cela est possible, à leur mise au jour. Que les équipes d’anthropologues légistes trouvent des restes humains ou non, la phase d’excavation à l’aide d’une pelleteuse bouscule le pacte de silence et les relations entre villageois, mais aussi les rumeurs de vol d’ossements. A un niveau plus symbolique, les rituels funéraires empêchés ou tronqués ont engendré une altération de l'intégrité de la personne et une reconfiguration de l'imaginaire de la mort. Dans ces deux pays liés par la présence d’une même religion, le christianisme, il est intéressant d’interroger les recompositions culturelles et sociales du rapport à la mort et aux restes humains produits d’une mort violente. Enfin, la présence de représentants politiques, la médiatisation des exhumations, et les tensions entre les militants locaux organisés en associations sont des aspects que l’on retrouve d'un bord et de l'autre de l'Atlantique et qui obligent à considérer la gestion politique de ces campagnes d’exhumation. C’est en revanche au niveau légal que divergent radicalement ces deux pays puisque les exhumations sont réalisées au Pérou dans le cadre d’un processus judiciaire alors qu’en Espagne prévaut la loi d’amnistie de 1977.

Bruno Hervé : Concrètement, peut-on dire que les exhumations font revivre d’une certaine façon l’intimité des morts pour révéler les « secrets » d’une Histoire nationale ? 

Dorothée Delacroix : Je ne comprends pas bien l’idée de « faire revivre l’intimité des morts ». Tu veux dire accéder à l’intimité des familles et aux trajectoires de vie de certains qui ont été assassinés durant la Guerre civile ? Je ne suis pas sûre non plus qu’on puisse parler de « secrets » dans le cas de la Guerre civile espagnole ni même dans le cas du conflit armé interne au Pérou. Les actions antisubversives étaient plus ou moins cachées mais connues de tous, du moins des principaux protagonistes, et davantage entourées d’oblitérations et de non-dits. Plus que révéler les « secrets de l’Histoire nationale », je pense que porter un regard anthropologique sur les exhumations oblige surtout à s’interroger sur la façon dont la mise au jour des corps soulève des enjeux concrets et locaux au sein de la société. Je te donnais l’exemple des exhumations forcées au Pérou et de la violence symbolique envers les populations andines qu’elle révèle. Pour le cas de l’Espagne, il est intéressant de s’immiscer dans les récits de vie pour comprendre la complexité des engagements politiques au sein d’une même famille et la façon dont l’ouverture des fosses communes fait se reconfigurer les secrets, les peurs et les rancœurs.

Bruno Hervé : Tu travailles sur les exhumations et les lieux de mémoire. Mais qu’en est-il quand on ne retrouve pas les morts à exhumer, et lorsqu’ « on ne se souvient plus » ? C’est-à-dire, est ce que les exhumations sont toujours une étape nécessaire pour vivre ? Est-ce que la mémoire est toujours un « devoir » pour une famille, un village ou une société ? 

Dorothée Delacroix : Je ne peux pas juger de cela. L’exhumation est vécue par certaines personnes comme une étape nécessaire pour faire leur deuil, alors que pour d’autres cela « ne changera rien », voire préfèrent ne pas exhumer les leurs. Au sein d’une même famille les avis divergent, donc tu imagines la complexité de la question à l’échelle de la société ! Il faut aussi avoir à l’esprit que l’expression « fosses communes » englobe des lieux très hétérogènes qui durant toutes ces années n’ont pas fait l’objet des mêmes politiques de récupération des corps et des pratiques très diverses de la part des familles de victimes selon qu’elles connaissaient ou non le lieu d’enterrement de leur proche, et ce au Pérou comme en Espagne. Ce qui est certain est que l’absence de corps pose avec acuité la question des substituts, c’est-à-dire des moyens alternatifs qu’ont mis en place les familles ou les veuves. Certaines, en Espagne, ont cloué un fer à cheval sur l’arbre près duquel on leur avait dit que leur mari avait été assassiné. D’autres au Pérou, jettent de l’eau bénite et déposent des roses blanches sur le lieu supposé d’enterrement de leur époux, notamment lorsque celui-ci lui apparait en rêve et lui fait part de ses souffrances.

Bruno Hervé : Pour terminer, j’aimerais avoir ton avis sur l’actualité péruvienne. La fille de l’ex président Alberto Fujimori est au second tour des élections présidentielles. Les Fujimori sont sans doute la famille « politique » la plus assimilée (pour le meilleur et pour le pire) à l’histoire du conflit armé. Quel regard tu portes sur la popularité que gardent les Fujimori au Pérou ? Le Pérou est-il une société plus amnésique que les autres ? 

Dorothée Delacroix : La présidence d’Alberto Fujimori, de 1990 à 2000, a marqué au fer rouge le système politique péruvien. Rompant avec les partis traditionnels, cet homme fonde le parti Cambio 90, faisant de la libéralisation du système économique et de la politique antisubversive son credo. Escadrons de la mort à la botte du gouvernement, autoritarisme, contrôle des médias, auto-coup d’État afin de contrôler les pouvoirs judiciaires et législatifs sont autant d’éléments de sa politique qui lui vaudront la qualification de « demodura » (contraction de democracia et de dictadura). Il purge actuellement une peine de prison de 25 ans pour crimes contre l’humanité et corruption alors que sa fille, durant sa précédente campagne présidentielle (2011), avait juré de le faire libérer. Lors de cette nouvelle campagne, elle a annoncé qu’il n’y aura « plus jamais un 5 avril » en référence à l’auto-coup d’Etat de 1992 mené par son père qui avait alors dissout le Parlement, muselé la presse et déployé l’armée. Reste qu’elle bénéficie de l’assise populaire de cet homme qui est perçu par des milliers de citoyens comme celui qui a réussi à enrayer le Sentier Lumineux et à pacifier le pays. Grande gagnante du premier tour des présidentielles(4), elle a néanmoins perdu le second tour du 5 juin 2016 (un second tour droite/droite). Il n’empêche que l’ombre du fujimorisme continue d’avoir une emprise forte dans la vie sociale et politique péruvienne et aura une influence considérable au Parlement(5).

 

Notes de fin


(1) https://u-paris10.academia.edu/Doroth%C3%A9eDelacroix

(2) Le résultat de ce travail a fait l’objet d’une exposition photographique itinérante en Midi-Pyrénées en 2010 grâce aux subventions du CROUS et du FSDIE de l’Université de Toulouse 2 le Mirail.

(3) Cf. Delacroix Dorothée (2016). « Le terroriste et la victime : deux catégories hermétiques ? Complexité de la mémoire de la guerre civile au Pérou à travers l’usage des monuments aux morts », dans Duterme Clara, Giraldou Marion et Mira Crick Abigail, Mauvais sujets dans les Amériques, Editions Méridiennes : 61-75. Sur ce sujet, voir aussi : Degregori Carlos Iván (2000), La década de la antipolítica: auge y huida de Alberto Fujimori y Vladimiro Montesinos, Lima, IEP. Egalement, Degregori Carlos Iván et al. (2012). No hay País más diverso. Compendio de antropología peruana II, Lima, IEP. Voir également Manrique Nelson (2002). El tiempo del miedo: la violencia política en el Perú, 1980-1996, Lima, Fondo Editorial del Congreso del Perú.

(4) Au premier tour des élections présidentielles de 2016, Keiko Fujimori obtient 32,64% des voix, suivie par Pedro Pablo Kuczinski avec 17, 23%, et la candidate de gauche Verónica Mendoza, avec 15, 35%.

(5) Les résultats des élections ont donné 73 sièges au Parlement pour le parti Fuerza Popular de Keiko Fujimori, sur 130 sièges. Le parti de gauche Frente Amplio a obtenu 20 sièges, alors que celui de Pedro Pablo Kuczinski (Peruanos Por el Kambio) a obtenu 18 sièges. Suivent ensuite Alianza Para el Progreso avec 9 sièges, et Acción Popular et Alianza Popular avec 5 sièges chacun. (URL : http://elcomercio.pe/politica/elecciones/jne-elaboro-perfil-congreso-republica-2016-2021-noticia-1905822/2).

 

Pour citer cet article

Bruno Hervé, « Le terme de « fosses communes » englobe des lieux très hétérogènes. Entretien avec Dorothée Delacroix », RITA [en ligne], n°9 : juin 2016, mis en ligne le 4 juillet 2016. Disponible en ligne :  http://www.revue-rita.com/rencontre9/le-terme-de-fosses-communes-englobe-des-lieux-tres-heterogenes.html